Edwige Aplogan - Un Legba, 2015. Mousse expansée, enduit, sable, chaux, mosaïque et pates de verre, 78 x 41 x 44 cm.


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Edwige Aplogan

Edwige Aplogan aborde l’art avec différents médiums : pastels, acrylique, bois, fer, pâtes de verre, moustiquaire, plexiglass, etc. Ancienne avocate, elle s’est fait remarquer par ses installations aux résonances politiques. Ainsi, en 2011, a-t-elle enveloppé des drapeaux du continent les principaux bâtiments béninois liés à l’histoire des indépendances africaines, avec, sous-jacente, la question de la réalité de ces indépendances. Plus récemment, sa pièce « Out of Africa » était un bateau emballé de drapeaux des pays africains, de ceux de la diaspora africaine, ainsi que de « tissus wax » qui – vendus en Afrique mais fabriqués aux

Pays-Bas – expriment symboliquement la mondialisation et la persis- tance du post-colonialisme. Si elle ne cache pas son intérêt pour

le travail du plasticien Christo, elle insiste sur la différence de leurs démarches. « Pour Christo, quand on emballe un bâtiment, quand on le cache, on le voit. Moi, c’est le contraire. Je montre ce qui emballe et pose la question : pourquoi c’est emballé ?. En sculpture, Edwige Aplogan prend souvent pour sujet la figure du Legba, le médiateur, l’interprète auprès des hommes des Loas — les esprits de la religion Vaudou — celui qui permet le passage de l’univers visible à celui de l’invisible, du monde des humains à celui des divinités. Legba est un protecteur, un gardien aux attributs virils. Si l’influence de ses racines béninoises se fait plus discrète dans les toiles d’Aplogan, l’Afrique y est néanmoins présente, notamment quand l’artiste emploie des matériaux comme la moustiquaire.