Atsoupé, Lolite, 2020. Encre et cheveux sur papier – 32,2 x 24,2 cm. Crédits : artiste et galerie Anne de Villepoix, Paris.


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Atsoupé

Atsoupé, née en 1986 au Togo, a vécu dans six pays d’Afrique. Émerveillée par leurs beautés mais affectée par la mort qui y règne, ses œuvres mettent en scène le paradoxe entre enfance et violence, ce qui les rendent particulièrement uniques. Son travail, onirique et cauchemardesque, témoigne de son sentiment profond en ce qui concerne l'identité et ses représentations. Aujourd’hui, elle vit et travaille à Paris.

Lors de son parcours, Atsoupé a aussi dû repenser son existence après un accident de la route qui l'a laissée presque sans souffle. Son art est directement inspiré par cette affliction, par l'écoute sensible de la nature, par les événements heureux et les drames de la vie. Les couleurs sont ses mots, les formes sont ses émotions.

C'est à travers un écran de sensualité et de désir, et sous une apparence ludique et légère, que le réel brut affleure. La diversité des techniques qu’Atsoupé utilise lui permet d'orner de couleurs chatoyantes le squelette d'un monde perclus de violence et de destruction. Derrière le rire et les couleurs, il y a un sentiment de menace, de mort qui rôde mais, malgré cela, la richesse expressive de ses visages imprègne les papiers et semble captive sous les coutures de ceux-ci.

Son travail est celui d'une matière concrète à partir de laquelle elle interprète des scènes de la vie quotidienne. Atsoupé nous parle des autres dimensions de l’être et de la vie elle-même. Elle utilise les différentes strates des dimensions pour réaliser ses œuvres, peignant ou dessinant avant d’assembler son œuvre en volume.

Qui nous sommes, qu’est ce qui nous définit ? Derrière chaque peinture, chaque sculpture, se trouve une phrase d’un poème qui se déroule au fur et à mesure comme l’identité évolutive de cette artiste dans un monde qui demeure flou.

Atsoupé présente, au printemps 2021, à la galerie Anne de Villepoix, une exposition de groupe avec Marielle Plaisir, Uman et Xiomara de Oliver intitulée «Face to Face». Hommage au travail sur la représentation, réelle ou imaginée, Atsoupé revisite le portrait féminin dans des œuvres où le dessin côtoie le collage